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| Titre | Sugawara Denju Tenarai Kagami | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Auteurs | Takeda Izumo - Miyoshi Shôraku - Namiki Senryû | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Historique | Pièce écrite pour le théâtre de marionnettes et jouée pour la première fois en août 1746 au Takemotoza (Ôsaka). La première adaptation pour le Kabuki est produite en septembre 1746 à Kyôto par Arashi Kiyosaburô I. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Structure | La pièce « Sugawara Denju Tenarai Kagami » est divisée en cinq actes. « Ga no Iwai » constitue la dernière scène du troisième acte. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Mots-clefs | jidaimono - aragoto - gidayû kyôgen | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Personnages |
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| Résumé |
La scène se déroule dans le village de Sata, le jour du soixante-dixième anniversaire de Shiratayû. Comme le veut la tradition, ses fils ont prévu de lui rendre visite afin de fêter cet heureux événement. A l'ouverture du rideau de scène Chiyo et Haru sont très occupées à préparer les festivités. On apprend que le vieil homme est allé se recueillir dans un temple du voisinage et que ses trois fils ne sont pas encore arrivés. Matsuômaru et Umeômaru font leur apparition séparément et, sitôt mis en présence l'un de l'autre, une dispute éclate. Chiyo et Haru tentent de les retenir car ils sont à deux doigts du combat. La volonté d'en découdre étant plus forte que les efforts conjugués des deux femmes, elles ne peuvent empêcher les horions mais arrivent à mettre de côté les sabres qui pourraient conduire au bain de sang. Il s'ensuit un sympathique tachimawari : les deux frères se battent d'abord à main nue puis ensuite à grands coups de balles de riz. Aucun n'arrive à prendre l'avantage sur l'autre mais une branche du cerisier préféré de Shiratayû est malencontreusement cassée pendant l'affrontement. Shiratayû, suivie de Yae, fait son apparition sur le hanamichi. Les deux frères mettent un terme provisoire à leur dispute et rajustent rapidement leur kimono afin de pouvoir saluer respectueusement leur père. Yae, qui est restée à proximité du portique d'entrée, scrute dans la direction du hanamichi. L'absence de son mari commence à l'inquiéter. Ne voyant rien venir, elle rejoint les autres et prend place à côté de son beau-père. Matsuômaru et Umeômaru exhibent chacun un document qui, loin d'être une lettre de félicitation pour l'exceptionnelle longévité de Shiratayû, est une demande quasi-officielle de clarification de l'héritage familial. Il n'en faut pas davantage pour que le fidèle serviteur de Kan Shôjô laisse exploser une colère légitime. Ils lancent ses premières invectives contre Matsuômaru qu'il accuse de haute trahison. Le fils essaie de se défendre mais le père lui ordonne de se taire puis il lui jette son couvre-chef au visage en lui disant qu'il s'agit de sa part de l'héritage et qu'il ne peut pas espérer recevoir plus. Matsuômaru, profondément blessé par les attaques paternelles, quitte la demeure familiale, suivie par Chiyo. Shiratayû s'en prend ensuite à Umeômaru qu'il accuse de manquer de patience et de foncer tête baissée dans les situations délicates. Il lui demande de quitter le village le plus rapidement possible. Le couple se retire à l'intérieur de la demeure pour préparer leur départ. Il ne reste plus que Shiratayû et Yae sur scène. Celle-ci ne peut dissimuler plus longtemps son inquiétude et retourne près du portique pour observer les alentours. Sakuramaru fait son entrée de l'intérieur de la maison pour le plus grand plaisir et la plus grande surprise de Yae. Arrivé bien avant les autres, Sakuramaru est resté caché pendant les frasques de Matsuômaru et Umeômaru. Yae se précipite vers son époux qui lui dit calmement qu'il a pris une décision capitale. Il s'estime responsable de la chute de Kan Shôjô en raison de son rôle d'entremetteur dans la liaison entre le prince Tokiyo et Kariya. Afin de laver son honneur et celui de sa famille il se doit de commettre seppuku, le suicide rituel des samouraïs. Shiratayû refait son apparition sur scène, portant un poignard posé sur un petit plateau. Sakuramaru est son fils préféré mais il ne peut rien faire pour changer son destin car la faute commise est lourde et seul son sang peut payer le prix de la rédemption. Shiratayû ne peut que se lamenter sur le sort de ses trois fils : le traître Matsuômaru, l'impétueux Umeômaru et Sakuramaru qui doit mourir bien avant son heure. Yae tente désespérément de retenir son mari mais il la repousse et enfonce lentement la lame fatidique dans son ventre. Shiratayû récite ses prières et Sakuramaru agonise avec une incroyable dignité digne de son rang. Yae souhaite accompagner son mari dans la mort en utilisant le même poignard. Elle est sur le point de se planter la lame dans la gorge mais est retenue in extremis par Umeômaru et Haru qui surgissent de l'intérieur de la maison. Umeômaru rend hommage au courage de son frère et se désole de n'être qu'un bon à rien. Shiratayû n'a plus qu'une seule chose à faire : rejoindre Kan Shôjô dans sa terre d'exil et lui rapporter les derniers événements qui ont frappé sa famille. Il confie l'organisation des funérailles de Sakuramaru à Umeômaru, revêt ses vêtements de voyage et, avec un immense chagrin comme seul bagage, prend la route du mont Tempai où vit Kan Shôjô. |
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| Remarques |
« Ga no Iwai » est un excellent acte de la pièce « Sugawara Denju Tenarai Kagami » qui ne jouit malheureusement pas de la même notoriété que « Kurumabiki » ou « Terakoya ». Les deux temps forts sont la querelle entre Umeômaru et Matsuômaru, haute en couleurs avec de somptueux costumes et le style aragoto, et le suicide de Sakuramaru. C'est aussi la seule scène de la pièce qui réunit tous les membres de la famille de Shiratayû. Le tableau suivant donne une idée des distributions des 6 dernières représentations de « Ga no Iwai » : |
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| Mimasu Daigorô IV (Umeômaru) et Nakamura Utaemon IV (Matsuômaru) dans la pièce « Ga no Iwai » jouée au théâtre Naka no Shibai en septembre 1851 « Ga no Iwai » jouée au Kabukiza en novembre 1982 (estampe signée Utagawa Hirosada) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| La pièce « Ga no Iwai » jouée au Ichimuraza, 9 mai 1828 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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