| Daikoku |
L'un des sept dieux du bonheur. |
| Daikon |
Ce mot qui signifie littéralement radis blanc,
est utilisé pour désigner un mauvais acteur. |
| Daimyô |
Grand seigneur du Japon féodal. |
| Danmari |
Pantomime qui servait autrefois de morceau de
présentation d'une troupe au grand complet. La scène est plongée dans les
ténèbres. L'accompagnement musical est langoureux. Les personnages sont
à la recherche d'un objet et avancent à tâtons. Ils se bousculent, s'évitent
et se tournent autour, prenant possession ou perdant l'objet en question.
L'apparition de la lune ou de l'aube fige la situation autour de l'heureux
possesseur final. Il va sans dire que les mie abondent dans un danmari,
qui se termine souvent par un hippari. |
| Dekata |
Placeur dans les théâtres de Kabuki. Un dekata
était aussi serveur, livreur et assistant machiniste. Ce métier a disparu
pendant Meiji. |
| Dempô |
A l'époque d'Edo les membres du temple Dempôin
d'Asakusa étaient dispensés de payer pour entrer dans un théâtre de Kabuki.
L'habitude fut rapidement prise de désigner par le mot dempô toute
personne qui n'acquittait pas son droit d'entrée (Cf. aburamushi). |
| Deshi |
Le disciple d'un acteur. |
| Dôgumaku |
Rideau de scène peint qui sert de décor. En général,
les acteurs n'évoluent plus que sur le hanamichi
lorsque le dôgumaku est tiré. |
| Doma |
Le parterre dans un théâtre de Kabuki. Ce mot
signifie littéralement « l'espace de terre ». |
| Edo |
Ce mot désigne une période historique qui correspond
aux règnes des shogouns Tokugawa (1603-1867). C'est aussi le mot que porte
la capitale des Tokugawa, qui deviendra Tôkyô à partir de l'ère Meiji. |
| Edokko |
Cette expression qui signifie littéralement « enfant
d'Edo » désigne avant tout les gens natifs des quartiers populaires
d'Edo (shitamachi), grand amateurs de Kabuki et dont les principales
caractéristiques sont la gouaille, l'esprit frondeur et un certain sens
de la jouissance insouciante. Le plus bel exemple d'edokko est Sukeroku.
L'expression est encore utilisée de nos jours. |
| Edo Sanza |
Les trois salles officielles de Kabuki à l'époque
d'Edo : le Nakamuraza, le Moritaza
et le Ichimuraza. |
| Ehon |
Livre d'images. |
| Ehon banzuke |
Un programme de Kabuki en images. |
| Enkirimono |
L'idéogramme associé à « en »
est celui du lien et « kiri » celui de la coupure. Le mot
enkirimono désigne donc une pièce qui comporte une scène de rupture
violente entre une courtisane et son client attitré, en général en présence
de tous les clients de l'ageya.
Le client humilié devient fou et commet un bain de sang ou bien s'éloigne
et revient un peu plus tard pour assassiner sauvagement son amante. |
| Fugu |
Poisson-globe. Sa chair délicate est très appréciée
des gourmets mais sa difficile préparation consiste à ôter le poison contenu
dans les ovaires. Une licence d'état est absolument nécessaire afin d'ouvrir
un restaurant de fugu. |
| Fuji |
Glycine. De nombreux décors du Kabuki utilisent
des grappes de glycines; le plus connu est celui de la danse « Fuji
Musume », la fille à la glycine. |
| Fukeoyama |
Terme sous lequel on designe les rôles de vieilles
femmes. |
| Fukeyaku |
Terme sous lequel on designe les rôles de personnes
âgées. Les fukeyaku masculins et féminins sont appelés respectivement
oyajigata et fukeoyama. |
| Furigoto |
Court interlude dansé (Cf. shosagoto). |
| Gakuya |
Coulisses |
| Geza |
Orchestre de scène qui a également la charge
de tous les bruitages et effets sonores. Les musiciens du geza ne
sont pas visibles du public car ils sont dissimulés par des stores qui intègrent
leur local dans le décor. Le geza est situé à gauche sur la scène
principale. |
| Gidayû kyôgen |
Pièce du répertoire du Kabuki écrite à l'origine
pour le théâtre de marionnettes (ningyô
jôruri). |
| Gion |
Quartier des plaisirs de Kyôto. |
| Godaime |
Cinquième acteur dans une lignée du même nom. |
| Goruden Kombi |
Cette expression qui signifie littéralement « le
couple en or » est utilisée pour désigner un couple d'acteur onnagata-tachiyaku
dont les représentations sont couronnées d'un succès exceptionnel. A titre
d'exemple : Bandô Tamasaburô et Kataoka
Nizaemon. |