| Matatabimono |
Matatabi signifie brelandier en japonais. Les
matatabimono sont bien évidemment des pièces dont les héros sont
des joueurs professionnel, ancêtres des yakuza. Les plus fameuses sont signées
Hasegawa Shin : « Irezumi Chôhan », « Ippon Gatana Dohyô
Iri », etc… |
| Matsu |
Le pin. Motif de nombreux kimonos, élément essentiel
de nombreux décors, le pin est abondamment utilisé au Kabuki. Il est associé
à Matsuômaru, l'un des personnages principaux de la pièce « Sugawara
Denju Tenarai Kagami ». |
| Matsubamemono |
Adaptation du Nô dont le décor principal est
un magnifique panneau représentant un bosquet de pins géant. Matsubame
se décompose en deux mots, matsu (pin) et hame (panneau). |
| Matsushimaya |
Nom de guilde (yagô)
de Kataoka Nizaemon, Kataoka
Gatô, Kataoka Roen, Kataoka
Hidetarô, Kataoka Ainosuke, Kataoka
Kamezô, Kataoka Jûzô, Kataoka
Takatarô, Kataoka Shinnosuke. |
| Michiyuki |
Interlude qui correspond à une scène de voyage.
Dans de nombreux cas il s'agit du dernier voyage d'un couple d'amoureux
sur le point d'accomplir leur suicide. Le degré de stylisation des michiyuki
est très élevé. Les pièces qui intègrent un michiyuki appartiennent
toutes au répertoire du théâtre de marionnettes. Il n'est pas rare que dans
le cas du Kabuki la seule scène encore jouée de nos jours soit le michiyuki. |
| Mie |
Pose dramatique dans laquelle un acteur se contorsionne
avant de se figer et de lancer au public un regard des plus expressifs.
Ces moments, qui cristallisent l'action, sont parmi les plus appréciés et
nécessitent de grands acteurs. La puissance du regard d'un acteur se juge
lors d'une telle pose. |
| Mikawaya |
Nom de guilde (yagô)
de Ichikawa Danzô et Ichikawa Ginnosuke. |
| Miuri |
Acte qui consiste à se vendre ou vendre quelqu'un
de sa propre famille pour régler une situation familiale difficile. Cas
de figure classique que l'on retrouve dans moult pièces de Kabuki : l'épouse
ou la fille d'un samouraï ruiné se vend à un établissement du quartier des
plaisirs jusqu'au remboursement de la dette. « Ces moyens extrêmes
sont moins ressentis comme infamants que comme décisions héroïques permettant
de satisfaire jusqu'au bout aux vertus cardinales de la morale confucéenne
: respect du père et du mari » (Pierre Faure dans son excellent ouvrage
« Le Kabuki et ses écrivains ») |
| Miyaji Shibai |
Performances données dans l'enceinte des grands
sanctuaires; par extension, les troupes qui s'y produisent. |
| Miyoshiya |
Nom de guilde (yagô)
de Kamimura Kichiya. |
| Mon |
Blason familial. |
| Monogatari |
Monologue déclamé par un charactère qui a été
le témoin direct d'événements dont il entreprend le récit, utilisant souvent
son éventail pour mimer les scènes de combat. De nombreuses pièces sont
centrées sur de tels monogatari qui nécessitent les plus talenteux
tachiyaku. Le monogatari
le plus connu est celui du guerrier Sanemori dans la pièce « Gempei
Nunobiki no Taki ». |
| Moritaza |
L'un des trois grands théâtre d'Edo (avec le
Nakamuraza et le
Ichimuraza). Il a ouvert ses portes en 1660.
Détruit régulièrement par les incendies qui ravagent Edo, il est toujours
reconstruit. Sous Meiji il change de nom en 1875 (Shintomiza) et 1889 (Kiriza).
Le grand séisme de 1923 met un terme à ses activités. |
| Nadai (1) |
Système mis en place pendant l'ère Meiji pour
récompenser les meilleurs acteurs. Un acteur de Kabuki qui a au moins 10
années de scène a le droit de passer ce concours difficile composé d'une
épreuve écrite et d'un rôle à tenir devant un jury. En cas de réussite,
il se voit accorder un certains nombres de priviléges dont le plus connu
est l'accès à des loges plus confortables. En théorie obligatoire, cet examen
n'est que très rarement passé par les fils des stars mais profite
surtout aux acteurs qui ne sont pas nés dans les grandes familles et qui
peuvent ainsi obtenir une reconnaissance de leurs talents. Les acteurs nadai
constituent en fait la seconde division du Kabuki et certains peuvent même
espérer rejoindre la première en fin de carrière. |
| Nadai (2) |
Ce terme désigne à l'époque d'Edo une personne
ayant recu des autorités shogounales une license pour l'organisation de
représentations de Kabuki dans le Kamigata.
La production des pièces est confiée à un zamoto
choisi par le nadai. Comme les zamoto
à Edo, le cercle des nadai de Kyôto ou Ôsaka se limite à quelques
familles qui se transmettent le nom et les prérogatives de père en fils :
Shioya Kuroemon (Ôsaka), Ôsaka Kuzaemon (Ôsaka), Ôsaka Tazaemon (Ôsaka),
Fukunaga Tazaemon (Ôsaka), Matsumoto Nazaemon (Ôsaka), Miyako Mandayû (Kyôto),
Hoteiya Umenojô (Kyôto), Hayagumo Chôdayû (Kyôto), Kameya Kumenojô (Kyôto)
et Ebisuya Kichirôbei (Kyôto). |
| Nakamuraya |
Nom de guilde (yagô)
de Nakamura Kankurô, Nakamura
Kantarô et Nakamura Shichinosuke. |
| Nakamuraza |
L'un des trois grands théâtre d'Edo (avec le
Moritaza et le Ichimuraza).
Il a ouvert ses portes en 1624 sous le nom de Saruwakaza avant de devenir
Nakamuraza. Il est géré par la famille Nakamura.
Détruit régulièrement par les incendies qui ravagent Edo, il est toujours
reconstruit. Sous Meiji il change de nom en 1892 (Torikoeza) et ferme définitivement
ses portes en 1893. |
| Naniwa |
Ancien nom de la ville d'Ôsaka. |
| Narikomaya |
Nom de guilde (yagô)
de Nakamura Utaemon, Nakamura
Shikan, Nakamura Ganjirô, Nakamura
Fukusuke, Nakamura Hashinosuke, Nakamura
Senjaku, Nakamura Kanjaku, Nakamura Tamatarô. |
| Naritaya |
Nom de guilde (yagô)
de Ichikawa Danjûrô et Ichikawa
Shinnosuke. Ce nom de guilde tire son origine du temple Narita Fûdô
situé à Narita, petite ville de la grande banlieue de Tôkyô plus connue
pour son aéroport international. |
| Nikai tokoyama |
« Coiffeur du deuxième étage ». Coiffeur spécialisé
dans les coiffures et perruques des rôles féminins. |
| Nimaime |
« Léandre ». Acteur jouant les rôles de beau
jeune homme romantique et élégant, d'amoureux du wagoto. |
| Ningyô jôruri |
Le mot ningyô signifie « poupée » et jôruri,
qui est à l'origine le nom d'une princesse dans un récit popualire, est
un style narratif. Le ningyô jôruri est le théâtre traditionnel
des marionnettes. Cet art magnifique qui combine les marionnettes, le
récit et l'accompagnement musical au shamisen est aussi appelé bunraku.
|
| Nureba |
Scène de séduction et d'amour dans une pièce
de Kabuki. La plus connue est celle de la pièce « Narukami ». |
| Nuregoto |
Style de jeu utilisé par l'acteur-séducteur dans
une scène de type nureba. |