| Sabakiyaku |
Tachiyaku qui
correspond à un homme de jugement, un Salomon du Kabuki qui arrive à déjouer
un complot ou un imposteur en utilisant toute sa perspicacité et son intelligence. |
| Sake |
Boisson alcoolisée japonaise obtenue par fermentation
du riz. |
| Sakeoke |
Petit fût en bois muni d'une anse et qui sert
à contenir du saké. |
| Sakura |
La fleur du cerisier. Motif de nombreux kimonos
utilisés au Kabuki. La fleur du cerisier est associée à Sakuramaru, l'un
des personnages principaux de la pièce « Sugawara Denju Tenarai Kagami ». |
| Sambasô |
Courte danse votive qui ouvre de temps en temps
un programme de kabuki. Cette ouverture rituelle tire ses origines du théâtre
Nô. A l'époque d'Edo, le sambasô était systématiquement au programme. |
| Sanbaba |
Cette expression désigne les trois rôles de vieilles
femmes les plus difficiles du Kabuki, en général tenu par les meilleurs
onnagata : il s'agit de Kakuju,
Bimyô et Miyuki dans les pièces « Dômyôji », « Moritsuna
Jin'ya » et « Honchô Nijûshikô ». A noter une petite querelle
d'experts: d'aucuns remplacent Miyuki par Enju (« Genta Kandô »). |
| Sangai tokoyama |
« Coiffeur du troisième étage ». Coiffeur spécialisé
dans les coiffures et perruques des rôles masculins. |
| Sangai yakusha |
« Acteur du troisième étage ». Acteur mineur. |
| Sanhime |
Cette expression désigne les trois rôles de princesses
les plus difficiles du Kabuki, en général tenu par les meilleurs onnagata
: il s'agit des princesses Yaegaki, Yuki et Toki dans les pièces « Honchô
Nijûshikô », « Kamakura Sandaiki » et « Kinkakuji ». |
| Sanmaime |
Acteur comique. |
| Sannyôbô |
Cette expression désigne les trois rôles d'épouses
les plus difficiles du Kabuki, en général tenu par les meilleurs onnagata
: il s'agit de Otane, Otoku et Kanjo dans les pièces « Honchô Nijûshikô »,
« Keisei Hangonkô » et « Koshigoejô ». |
| Semeba |
Scène de torture ou de violence psychologique
dans une pièce de Kabuki. Les plus connues sont celles des pièces « Kagekiyo »
et « Dan no Ura Kabuto Gunki ». |
| Sengoku jidai |
L'âge des provinces en guerre. Période de l'histoire
nipponne qui s'étend des troubles de Ônin
(1467~1477) à la campagne d'unification de l'Archipel entreprise par le
grand seigneur de la guerre Oda Nobunaga qui se termine en 1598 avec la
prise de la capitale impériale. |
| Sewamono |
Pièce contemporaine. L'intrigue se déroule dans
le Japon des Tokugawa. Les sewamono sont beaucoup moins stylisés
que les jidaimono. |
| Shibai jaya |
Maison de thé (chaya) rattachée à un théâtre. |
| Shichisan |
Endroit stratégique, situé sur le hanamichi,
à une distance de la scène correspondant à 30% de la longueur totale du
hanamichi. Les personnages qui empruntent le hanamichi
font une pause à cet endroit pour débiter une tirade, faire un mie ou disparaître
par une trappe. |
| Shimabara |
L'un des quartiers des plaisirs de Kyôto. Shimabara
a servi de décor à de nombreuses pièces mais un interdit shogounal a mis
un terme en 1664 à la représentation des pièces dites de Shimabara, au nom
de la morale publique. |
| Shinie |
Estampe mortuaire réalisée à la mort d'une star. L'acteur est
simplement dessiné, habillé avec un kimono funèbre de couleur violette.
Il n'est pas rare de le représenter dans son tout dernier rôle. Son nom
posthume bouddhique est écrit en haut de l'estampe, ainsi que son dernier
nom de scène. Les premiers shinie sont apparus au milieu du dix-neuvième
siècle et les derniers ont été produits au tout début du vingtième siècle
avec la commémoration des morts des 3 grandes stars de l'ère Meiji
(Onoe Kikugorô V, Ichikawa
Danjûrô IX et Ichikawa Sadanji I).
Nous vous recommandons de visiter le site de John
Fiorillo qui contient une remarquable présentation des shinie.
|
| Shinjû |
Double suicide commis par un couples d'amoureux
tragiques. |
| Shinjûmono |
Pièce dont le thème principal est un shinjû. |
| Shinkabuki |
Ce terme désigne les nouvelles pièces de Kabuki
écrites à la fin de Meiji, pendant tout l'ère Taishô et au début de Shôwa. |
| Shinyoshiwara |
Le « Nouveau Yoshiwara
». En 1657 un gigantesque incendie détruit une bonne partie d'Edo. Il ne
reste plus rien de Yoshiwara, le
quartier des plaisirs de Tôkyô. Le Bakufu, lors de la reconstruction de
la ville, décide d'installer le quartier des plaisirs à Asakusa, dans le
coude de la rivière Sumida. Le « Nouveau Yoshiwara
» voit donc le jour, prospérant jusqu'à la loi anti-prostitution du premier
avril 1957. |
| Shiranamimono |
Shiranami signifie littéralement « vague blanche
» en japonais mais ce mot est utilisé pour désigner un voleur. Les shiranamimono
sont bien évidemment des pièces dont les héros sont des voleurs. Les plus
fameuses sont signées Kawatake Mokuami : « Benten Kozô », « Sannin
Kichiza », etc… |
| Shodaime |
Premier acteur et fondateur d'une lignée. |
| Shôji |
Cloison coulissante en papier - élément essentiel
pour l'agencement des pièces d'une maison traditionnelle que l'on retrouve
dans pratiquement toutes les scènes d'intérieur du Kabuki. |
| Shosagoto |
Pièce dansée qui tient souvent lieu d'interlude
dans un programme de Kabuki, entre un jidaimono
et un sewamono. |
| Sôdô |
Drame historique (jidaimono)
décrivant les luttes de successions au sein d'un grand clan du japon féodal.
Les plus connus sont « Meiboku Sendai Hagi », « Kagamiyama
no Nishikie », « Ogasawara Sôdô » et « Uwajima Sôdô ». |
| Sogamono |
Pièce puisant son contenu dans la geste des frères
Soga. Les plus connues sont « Ya no Ne »,
« Kotobuki Soga Taimen » et « Ame no Gorô ». |
| Shûmei |
Cérémonie de prise de nom. |
| Sumô |
Lutte traditionnelle japonaise. |
| Sumôtori |
Lutteur de sumô. |
| Suppon |
Trappe aménagée dans le hanamichi,
au niveau du shichi-san qui est utilisé
pour les apparitions surnaturelles. |
| Tachibanaya |
Nom de guilde (yagô)
de Ichimura Kakitsu, Ichimura
Manjirô et Ichimura Tsuruzô. |
| Tachimawari |
Combat stylisé. Les plus fameux sont du type
seul contre tous, un vaillant samurai affrontant une horde de laquais (yakko)
ou de porte-lances. Les pièces Rampei Monogurui, « Hirakana Seisuiki »
et « Yoshitsune Sembon Zakura » incluent les plus fameux tachimawari
du Kabuki. |
| Tachiyaku |
Rôle masculin principal. |
| Taiheiki |
L'un des trois mondes du Kabuki dont les figures
principales sont les guerriers des clans Minamoto et Taira qui s'affrontèrent
au douzième siècle. Les héros du Taiheiki sont Minamoto Yoshitsune, Taira
Tomomori, Taira Kagekiyo, la courtisane Akoya, Kajiwara Kagetoki. |
| Taiko Mochi |
Amuseur professionnel, à la fois clown, flatteur
et organiseur de soirés pour les riches clients dans les maisons de thé. |
| Takeda Yakko |
Rôle tenu par des acteurs de second rang imitant
une marionnette simple du Bunraku manipulée par un seul marionnettiste.
Cette parodie du Bunraku est assez rare et la pièce la plus connue qui intègre
des takeda yakko est « Dan no Ura Kabuto
Gunki ». |
| Tanzen |
Stylisation théâtrale des manières et des gestes
de la clientèle des bains Tanzen (tanzen buro). |
| Tanzen buro |
Grand établissement de bains établi dans le quartier
de Kanda (Edo) qui connu beaucoup de succès à l'ère Kan'ei (1624~1644).
Réputé plus pour ses filles que ses eaux, les bains Tanzen était une maison
close de luxe fréquentée par d'élégants galants. Ces bains reçurent l'ordre
de fermer, au nom de la morale publique, en 1657. |
| Tate onnagata |
Le premier onnagata
d'un théâtre ou d'une troupe. Poste prestigieux qui ne peut être tenu que
par un grand acteur. |
| Tate oyama |
Synonyme de tate onnagata. |
| Tateyaku |
Synonyme de tachiyaku. |
| Takasagoya |
Nom de guilde (yagô)
de Nakamura Baigyoku. |
| Takashimaya |
Nom de guilde (yagô)
de Ichikawa Sadanji. |
| Tennôjiya |
Nom de guilde (yagô)
de Nakamura Tomijûrô. Ce nom est celui d'un
grand temple des quartiers populaires d'Ôsaka. |
| Tôdori |
Grand responsable de la logistique et du personnel
des coulisses d'un théâtre. |
| Tôfu |
Elément essentiel de la cuisine traditionnelle
japonaise, le tôfu est de la pâte de soja. |
| Torii |
Portique gigantesque qui marque l'entrée d'un
sanctuaire shintô. De nombreuses scènes ont pour décor un torii. Les trois
plus fameuses sont « Kurumabiki »
(sanctuaire Yoshida Jinja à Kyôto), « Sonezaki Shinjû » (sanctuaire
Ikutama Jinja à Ôsaka), « Yoshitsune Sembon Zakura » (sanctuaire
Inari Taisha de Kyôto). |