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| Pièce | Suehiro Ehô Soga | ||
| Historique | « Ya no Ne » est un très court fragment issu de « Suehiro Ehô Soga », une pièce qui ne fait plus partie du répertoire du Kabuki et qui a été donnée en représentation par Ichikawa Danjûrô II pour la première fois lors du nouvel an 1729 au Nakamuraza à Edo. Morceau de bravoure pour aficionados du style aragoto, « Ya no Ne » figure dans les 18 pièces sélectionnées par Ichikawa Danjûrô VII pour le Best Of de la guilde Naritaya (Kabuki no Jûhachiban). Elle est régulièrement jouée à l'occasion du nouvel an. Ya no Ne signifie la pointe de la flèche. | ||
| Mots-clefs | jidaimono - sogamono | ||
| Personnage |
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| Résumé |
Le rideau s'ouvre sur la résidence des Soga dans le pays de Sagami. Nous sommes le jour du nouvel an. Une toile accrochée sur le mur du fond représente le mont Fuji. Le public peut admirer sur scène tout l'arsenal de Gorô : trois sabres tranche-montagnes et plusieurs flèches géantes. Soga Gorô aiguise fébrilement l'un de ses projectiles. Il s'agit d'être prêt car le jour de la vengeance approche. Gorô reçoit la visite d'un ami porteur d'un cadeau du nouvel an : une peinture sur soie qui représente les sept dieux du bonheur dans leur bateau chargé de trésors. Selon la tradition le premier rêve de la nouvelle année est prémonitoire et de bon augure lorsque ce tissu est utilisé en guise d'oreiller. Gorô reçoit le cadeau et se retire pour se reposer un peu. Il ne tarde pas à tomber dans les bras de Morphée et Jûrô apparaît dans son rêve. Prisonnier dans le palais de Suketsune, il implore Gorô de venir le sauver. Ce dernier se réveille en sursaut et se prépare à voler au secours de son aîné. La pose (mie) de Gorô aux portes de son palais est l'une des plus célèbres du Kabuki. Un marchand de radis blanc, traînant son cheval derrière lui, passe devant Gorô. Notre vaillant samourai demande au marchand la permission d'utiliser l'animal mais il se voit signifier un refus catégorique. Gorô n'a aucun mal à se débarrasser du rustre et, fouettant la bête à grands coups de radis, fait une sortie triomphale par le hanamichi. |
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| Remarques | L'intérêt principal de « Ya no Ne » ne réside pas dans l'intrigue. Tout concours à faire de ce court délire visuel un joyau de la démesure : la taille des objets, le maquillage (kumadori) et la perruque de Gorô. Il gesticule, vocifère et pose dans son costume extravagant pour le plus grand plaisir des amateurs du style aragoto. | ||
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| Ichikawa Omezô I interprétant le rôle de Soga Gorô dans le morceau de bravoure « Ya no Ne » (estampe de Utagawa Toyokuni I 1805 ~ 1820) | |||
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