Pièce Ebisu Môde Koi no Tsuribari
Auteur Kawatake Mokuami
Historique « Tsuri Onna » est une adaptation pour le Kabuki du kyôgen « Tsuribari ». La première a eu lieu au Tôkyôza en 1902 avec Nakamura Kangorô XII dans le rôle du laideron et Ichikawa Ennosuke I dans celui de Tarô Kaja. L'accompagnement musical est de type Tokiwazu.
Mots-clefs shosagoto - Tokiwazu - matsubamemono - kyôgen
Résumé

Un seigneur et son serviteur, Tarô Kaja, se rendent en pèlerinage au sanctuaire shintô de Nishinomiya pour prier le Dieu Ebisu d'exaucer leur souhait principal : trouver une épouse parfaite.

Après avoir prié, ils se préparent à passer la nuit dans l'enceinte du sanctuaire, dans l'attente de la réponse des dieux. Pendant son sommeil, le seigneur fait un rêve prémonitoire dans lequel le Dieu Ebisu lui promet qu'une femme l'attendra devant la porte ouest du sanctuaire. Cette femme sera son épouse. Le seigneur se réveille brusquement et tire Tarô Kaja des bras de Morphée pour lui raconter sa vision. Ce dernier lui dit qu'il a fait le même rêve.

Tous les deux sont très excités et se précipitent au petit jour dans la direction de la porte ouest. Ils passent devant un étang et trouvent une canne à pêche abandonnée. Ils la prennent en se disant qu'elle servira à pêcher la femme de leurs rêves. En position devant la porte ouest, le seigneur jette la ligne le premier. Une femme voilée est attrapée et le seigneur la tire vers lui. En soulevant le voile il a le bonheur de voir une princesse d'une beauté incomparable. Le seigneur s'empresse de faire son éloge et la demande en mariage.

Tarô Kaja suggère qu'ils partagent le saké qu'ils ont apporté avec eux. Une noce est improvisée porte ouest. Tarô Kaja, qui ronge son frein depuis le début de la matinée, demande au seigneur son accord pour lancer la ligne à son tour. Il attrape une deuxième femme voilée. Il se lance dans un discours amoureux des plus passionnés. Il fait allusion aux 4 saisons et aux traditions associées : nous fairons hanami au printemps, suzumi tout l'été, tsukimi pendant les nuits d'automne et yukimi l'hiver, dit-il à sa promise.

Après l'avoir charmée avec ses compliments, il se décide à soulever le voile. Pour son plus grand déplaisir, la femme se révèle être un laideron sans équivalent dans ce bon pays de Yamato. Tarô Kaja tente de fuir mais la femme, qui est tombée profondément amoureuse de l'infortuné serviteur, s'accroche vigoureusement à lui.

Le seigneur, très content de son sort, se moque gentiment de son valet et lui recommande qu'accepter le cadeau des Dieux. Résigné, Tarô Kaja se lance dans une danse du bonheur, afin de célébrer dignement les noces à venir. La femme laide en profite pour boire le saké qui reste avec des manières de soudard, pour le plus grand déplaisir de Tarô Kaja.

Arrive le moment du départ : le seigneur est le premier à franchir le rideau pour convoler avec la belle princesse. Tarô Kaja se retrouve attaché au fil de la canne à pêche et est tiré comme un vulgaire poisson par le laideron.

Remarques Une distribution de rêve pour « Tsuri Onna » a enchanté le public du Kabukiza en décembre 1999 : Ichikawa Ennosuke (le seigneur), Nakamura Kankurô (Tarô Kaja), Bandô Tamasaburô (la belle princesse) et ... dans un rôle très inhabituel pour le plus viril des acteurs de Kabuki et l'un des plus grands noms de cet art théâtral, Ichikawa Danjûrô (le laideron).
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Le laideron et Tarô Kaja Le seigneur et la belle princesse
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